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| Bienvenue sur le site du Collège Clinique de Toulouse |
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Le Collège clinique a pour vocation de présenter la clinique psychanalytique,
dans l'orientation lacanienne, sous sa forme la plus actuelle.
La présenter ainsi ne va pas de soi. Actualité et symptôme semblent de
premier abord s'exclure. En un premier sens, le symptôme est de toujours.
En un second sens, cependant, l'intemporel du symptôme n'est qu'apparent. |
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Il est clair qu'il existe une histoire de la clinique, dans ses changements, dans ses évolutions, dans ses ruptures. Plus profondément encore, le symptôme dépend de l'Autre. Comme l'a fait remarquer Jacques-Alain Miller, par tout ce qui concerne sa "structure formelle", le symptôme a partie liée avec la structure de l'Autre.
L'immixion de l'Autre commence avec la structuration du symptôme par les signifiants de l'histoire individuelle, dans leur contingence. Elle ne s'arrête pas là et va jusqu'à la place du discours tenu sur le symptôme, la clinique, dans l'ensemble des discours.
Présenter l'actualité de la clinique ne consiste pas seulement à la décrire dans sa plus grande variété. C'est aussi rendre manifeste l'évolution des entités cliniques dans leur rapport à la structure.
C'est ensuite présenter l'usage actuel des catégories dans la pratique qui est la nôtre. C'est enfin témoigner de la façon dont les disciplines cliniques sont réorganisées par la question de l'époque sur l'absence de garantie : qu'est-ce qui garantit notre clinique et comment la vérifions nous ?
Etre actuel c'est répondre à tout cela à la fois. C'est le projet auquel participe le Collège clinique. |
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Eric Laurent
Direction du NUCEP |
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| SESSION 2011 - 2012 |
De Novembre 2011 à juin 2012
Le samedi de 9h à 16h30 |
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| L'enfant,
entre idéal
et désir |
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L'enfant arrive dans un monde pré-interprété par les parents, passeurs de ce lieu. En somme, en désirant, en idéalisant l'enfant, les parents donnent une
coloration au monde et l'enfant est pris dans le désir de cette plus-value. En
faisant de l'enfant l'objet de leur désir ou de leur idéal, ils en apprécient la
singularité, ils savent ce que l'enfant provoque en eux, de sentiments ou de
pensées. Ce qui lie l'enfant à l'Autre relève d'un savoir qui lui vient d'avant
et le dépasse. Dés lors, quelle incidence constitue le fait d'avoir été désiré ou pas ?
Désiré ou pas, c'est toujours en position d'objet que l'enfant est situé. La
substitution de l'enfant au phallus mise en évidence par Freud, conduit à mettre l'accent sur la fonction comblante de l'enfant à l'endroit du manque
dont se supporte le désir de la mère. Reste à interroger comment, lui, l'enfant, s'inscrit dans la relation au désir féminin ? Selon quelles modalité réelles
symboliques ou imaginaires, il sature ou pas ce manque ? Les conséquences
cliniques de ces questions sont importantes, comme Lacan l'a démontré en
distinguant deux grands types de symptômes chez l'enfant, ceux qui relèvent
du couple familial et ceux qui ressortissent à la relation « duelle » de la mère
et de l'enfant. |
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