Collège Clinique Toulouse

Les modules enseignements

Les enseignements s’adressent aux praticiens du champ de la santé, de l’éducation, du secteur social et à toute personne intéressée par le savoir de la psychanalyse et la clinique qu’elle oriente. Ils comprennent le module clinique (présentations cliniques et séminaire pratique) le module lecture (séminaire théorique et séminaire lecture). Les enseignements ont lieu une fois par mois, les samedi (9h-16h30).

Chaque journée de formation propose différents type d'enseignements, chacun permettant de mettre au travail la clinique par un abord spécifique.
Ces enseignements se déroulent pour la plupart en groupe restreint, permettant ainsi des échanges propices à l'élaboration et la formation de chacun. 

Le module clinique


Les présentations cliniques

Pratiquée par Jacques Lacan durant 40 années à l’Hôpital Sainte-Anne, la présentation de malades est au centre de la formation dispensée par les sections cliniques de l’Institut du Champ freudien. Un patient s’y entretient à bâtons rompus avec un psychanalyste devant un auditoire peu nombreux et tenu au silence. Le patient qui porte là témoignage trouve à transmettre son expérience de sujet, dans l’espoir de s’en alléger un peu, de participer au réordonnancement de son trajet dans le lieu de soin qui l’abrite. L’équipe soignante, en charge du patient, s’avance à partir de la question posée par le diagnostic et le traitement.

Le Séminaire Élucidation des pratiques cliniques

Cet enseignement se déroule dans un groupe au nombre limité de personnes. Il partira d’une lecture de cas cliniques tirés de la littérature psychanalytique. Qu’est-ce qu’écrire un cas ? Quelles données recueillir ? Chaque groupe d’élucidation peut également permettre aux participants, de dégager un enseignement de leur pratique clinique, en institution généralement, en cabinet parfois. Le groupe d’élucidation se donne alors pour tâche de construire le cas dont on parle, soit de dégager la logique subjective où se nouent le symbolique, le réel et l’imaginaire. L’enseignement porte en outre sur le repérage diagnostique, toujours structural. Il s’agit pour le praticien, qu’il soit psychiatre, psychologue, psychothérapeute, orthophoniste...de repérer quelle direction est empruntée pour conduire le travail engagé et quels concepts sont présupposés pour rendre compte de cette pratique.

 

 Le module lecture


Le Séminaire Théories de la clinique

Dans cette expérience si particulière de la parole qu’est la psychanalyse, les signifiants apparaissent dégagés de l’intention de signification. Se mesure ainsi l’écart entre ce qui se dit (toujours du signifié) et ce qui s’entend, décalage qui ménage le lieu de l’interprétation. On peut ainsi extraire du flot continu de la parole, la dimension propre du signifiant : le signifiant qui se détache de la routine du signifié, appréhendable, rendu perceptible dans sa matérialité (Les mots sans rides dont parle Breton). Lacan fait jouer le mot demotérialité pour indiquer la matière signifiante. Est en jeu pas seulement la vérité qui parle Je, mais le mot-matière, la matière sonore fondamentale. Il s’agit donc plutôt de la fonction du signifiant, non pas en tant qu’il détermine le sens, mais en tant qu’il fournit la matière du sens, le chiffre du sens. S’en tenir au phonème détaché de la signification est une discipline de l’inconscient à situer au niveau de la matière signifiante phonique, à laquelle il faut se rompre, se former, faire ses gammes – y compris en écoutant de la musique ! Cette coupure d’avec le sens ne s’opère pas une fois pour toutes, mais elle est mise en jeu à chaque séance. Elle peut rendre attentif à ce qui se présentifie dans l’acte même de parler comme pulsion et qui est lisible sur le corps – en interrogeant par exemple l’excitation qui peut faire retour dans la parole ou bien, au contraire, le se taire qui objecte au fait de donner sa voix dans l’échange.

 

Le Séminaire Lecture

A partir de quelques grands cas de la littérature analytique, nous examinerons des interprétations exemplaires, en ceci qu’elles nous enseignent sur ce qu’interpréter veut dire dans l’orientation lacanienne. Comment fait-on entendre tout à fait autrement une phrase de l’analysant et en propose-t-on une lecture qui donne une autre orientation au cas ? Comment l’attention porte-t-elle sur la prosodie, le rythme, l’amplitude de la parole ? Tout ce qui dans le registre de la parole fonctionne à notre insu, peut être rendu présent en faisant entendre l’énonciation autrement.