INSTITUT DU CHAMP FREUDIEN - DEPARTEMENT DE PSYCHANALYSE UNIVERSITE DE PARIS VIII
   
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LE COLLEGE CLINIQUE DE TOULOUSE
 
          Le  college clinique de Toulouse propose, depuis sa création en 1998, une session d’enseignements par an, d’octobre à juin.

Ces enseignements ont lieu une fois par mois, les samedis de 9 h a 16 h 30. Ils s’adressent aux praticiens du champ de la santé, de l’éducation, du secteur social et à toute personne intéressée par le savoir de la psychanalyse et la clinique qu’elle oriente.

 

Chaque session organise deux Modules :

  • Le Module Clinique qui comprend
    • Les présentations cliniques
    • Le Séminaire des pratiques cliniques
  • Le Module Lecture qui comprend
    • Le Séminaire théorie de la Clinique
    • Le Séminaire Lecture
 

            Les enseignants du Collège Clinique de Toulouse sont : Bernard Alberti, Christiane Alberti, Marie Thérèse Babonneau, Dominique Hermitte, Francis Ratier, Chantal Simonetti, André Soueix.

            Crée en Juin 2003, le Centre d’Etudes et de Recherches Clinique d’Uforca réunit mensuellement l’ensemble des enseignants et des participants désireux e soutenir une activité de recherche clinique dans l’orientation lacanienne. Cet atelier réservé aux membres du CERCLE de Toulouse étudie les grands textes classiques de la littérature clinique, organise et prépare le travail de conversation clinique annuel.

 

LES APRES-MIDI DU COLLEGE CLINIQUE
Ouvert au public
 
Samedi 12 octobre 2013 - Ouverture
Journée animée par FRANCESCA BIAGI - CHAI (Paris)


. 11h - 13h
"Tel père, tel fils" (de Kore-Eda), Cinéma ABC - Toulouse

. 15h30
"Ces dites violences et l'actuel du désir", Conférence publique , Université des Sciences Sociales
(Manufacture des tabacs) Allée de Brienne - Toulouse
Inscription sur place

 
Samedi 5 Avril 2013 • 10h - 18h
Conversation clinique «DESTINS DU DESIR»

Invités ; Hervé Castanet (Marseille), Jean-Pierre Deffieux (Bordeaux), Dominique Laurent (Paris),
Inscription uniquement à l'adresse : collegeclinique-toulouse@orange.fr
 
 
21 Juin 2014
Conférence publique, "L'INCONSCIENT DE PAPA ET LE NOTRE"
Par serge Cottet (Paris)
Renseignement : collegeclinique-toulouse@orange.fr
 
       Nulle part au monde il n'y a de diplôme de psychanalyse. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l'essence de ce qu'est la psychanalyse. On ne voit pas ce que serait l'épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l'exercice de la psychanalyse est d'ordre privé, réservé à la confi dence que fait le patient à un analyste, du plus intime de sa cogitation.
Admettons que l'analyste y réponde par une opération, qui est l'interprétation, et qui porte sur ce que l'on appelle l'inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l'épreuve ? - d'autant que l'interprétation n'est pas l'apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l'emploie aussi bien.
 
Mais l'inconscient freudien n'est constitué que dans la relation de parole que j'ai dite, ne peut être homologué en dehors d'elle, et l'interprétation psychanalytique n'est pas probante en elle-même mais par les effets, imprévisibles, qu'elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n'en sort pas. Il en résulte que c'est l'analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l'analyste, si son témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s'est fait, serait celui d'un analysant après le transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
Ce que je désigne là comme le témoignage de l'analysant est le nucleus de l'enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d'une expérience essentiellement privée.
Ce témoignage, Jacques Lacan, l'aétabli, sous le nom de la passe (1967) ; à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème(*) (1974). De l'une à l'autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confi né à un cercle restreint, interne au groupe analytique ; l'enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous - et c'est là que la psychanalyse rencontre l'Université. L'expérience se poursuit en France depuis quatorze ans : elle s'est fait connaître en Belgique par le Champ freudien ; elle prendra dès janvier prochain la forme de la "Section clinique".
Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu'il n'est pas. Il est universitaire ; il est systématique et gradué ; il est dispensé par des responsables qualifiés ; il est sanctionné par des diplômes.
Il n'est pas habilitant quant à l'exercice de la psychanalyse. L'impératif formulé par Freud qu'un analyste soit analysé a été non seulement confirmé par Lacan mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n'a pas d'autre fin que la production d'un analyste. La transgression de cetteéthique se paie cher - et, à tous les coups, du côté de celui qui la commet. Que ce soit à Paris, à Bruxelles ouà Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d'orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants :
ce terme est préféré à celui d'étudiant pour souligner le haut degré d'initiative qui leur est donné - le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d'eux ; il sera guidé, et évalué.
Il n'y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s'essaient à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s'il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l'inconscient, c'est-àdire d'un savoir où il n'y a personne pour dire "je sais", ce qui se traduit par ceci, qu'on ne dispense un enseignement qu'à condition de le soutenir d'une élaboration inédite, si modeste soit-elle.
Il commence par la partie clinique de cet enseignement. La clinique n'est pas une science, c'est-à-dire un savoir qui se démontre : c'est un savoir empirique, inséparable de l'histoire des idées. En l'enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d'une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique ; nous y introduisons aussi unélément de certitude (le mathème de l'hystérie).
Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan nous procéderons pas à pas.
 
J.-A. Miller, 15 août 1988.
 
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